5 choses à savoir sur « Love is in the air » de Banksy

Découvrez l’envers du tableau avec 5 anecdotes sur la célèbre fresque street art « Love is in the air » de Banksy !

C’est assurément l’une des œuvres les plus célèbres du street artist encore anonyme malgré sa renommée mondiale. Créé mystérieusement en 2003 sur le mur de Jérusalem, ce graffiti réalisé au pochoir dégage une force poétique et politique peu commune.

Vous pouvez le reproduire sur toile lors d’un apéro peinture Happy Paint, sans aucune expérience requise grâce à un artiste qui vous guidera étape par étape pour réaliser votre propre Banksy ,-)

Love is the air Banksy mur de Jérusalem

© Banksy

Faites l’amour, pas la guerre

Peinte sur la barrière en béton qui sépare Israël de la Palestine en plein Jérusalem, « Love is in the air » évoque un jeune homme lançant un projectile comme lors d’une violente intifada où des manifestants peuvent jeter des pierres le visage cagoulé contre les forces armées.

Appelé aussi le « Jeteur de fleurs » (« Flower thrower »), à la place du projectile un bouquet de fleurs inattendu et poétique vient délivrer un message de paix et d’amour, Banksy semblant dire « jetons-nous des fleurs » au lieu de pierres. « Love is in the air » devient alors un jeu de mots où les fleurs symbole de l’amour s’apprêtent à être jetées en l’air.

Le contraste de l’homme en noir et des fleurs colorées fait puissamment ressortir ce message, où l’amour et la beauté semblent les armes les plus efficaces pour le combat pour la paix. De quoi faire de Banksy un efficace lanceur d’alerte, cette œuvre partagée sur Instagram par des millions de personnes dans le monde lors de sa création ayant jeté un coup de projecteur sur la construction du mur de Jérusalem séparant Israël de la Palestine.

Mur de séparation de Jérusalem, support de Love is the air de Banksy

 

Se jeter des fleurs ?

Avec la représentation d’un homme anonyme au visage dissimulé par un foulard et une casquette, on pourrait presque voir dans cette œuvre un autoportrait du célèbre artiste urbain Banksy dont personne ne connaît l’identité.

Car quand cet homme jette des fleurs dans « Love is in the air », n’est-ce pas la métaphore de l’artiste qui déploie sa palette de couleurs pour transmettre son message par la création ? Ses armes pour gagner le combat de la paix sont les seules bombes de peinture !

Alors Banksy ne s’est-il pas jeté des fleurs en se représentant ainsi comme un héros de la paix dans un conflit dont personne ne voit encore la fin alors qu’il dure depuis des décennies déjà ? A chacun d’en juger, l’engagement politique et social étant un des fondamentaux de l’œuvre de l’artiste.

Détail Jeteur de fleurs par Banksy, fresque street art mur de Jérusalem© Banksy

Se prendre le mur

Banksy raconte d’ailleurs dans son livre Wall & Piece (Guerre et Spray, sorti en 2005 chez Century) que lorsqu’il peignait « Flower thrower » sur le mur de séparation israélien, un voisin lui aurait dit : « Vous embellissez le mur », ce dont Banksy le remercia.

Mais l’homme lui avait alors répondu « On ne veut pas que ce mur soit beau, on ne veut pas de ce mur, rentrez chez vous ! ». Cet échange illustre bien l’engagement de l’artiste pris dans une réalité historique complexe, qui peut prêter à polémique.

Mais Banksy n’est-il pas justement connu pour des coups d’éclat qui peuvent faire le buzz et jeter un coup de projecteur sur une question sociale, politique ou économique ? Rappelez-vous notamment quand la Petite Fille au Ballon vendu aux enchères chez Christie’s s’est auto-détruite pour dénoncer le marché de l’art… quand cela n’a fait que donner plus de valeur encore à cette œuvre manifeste !

Petite fille au ballon Banksy, vente aux enchères Christie's© AP

Vous avez dit anonyme ?

Et c’est aussi à son propre piège que s’est étonnamment pris l’artiste quand il a voulu attaquer en justice un éditeur de cartes postales, Full Colour Black, reproduisant « Love is in the air ». Banksy souhaitait en effet réclamer ses droits d’auteur, ou plutôt que personne ne s’enrichissent grâce à son œuvre.

Mais comment réclamer ces droits quand on est anonyme et que donc personne ne sait à qui les verser ? Après un procès de plus de deux ans, l’Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle a en effet tranché en faveur du vendeur de cartes postales.

Alors qu’il a horreur du profit, Banksy sait paradoxalement faire vendre à ses dépens. Si son anonymat le place en dehors du circuit officiel de l’art, et lui donne une aura de mystère servant la célébrité de ses œuvres, il limite aussi la maîtrise du devenir de son art.

Carte postale Love is the air Banksy, Kunstbruder© Kunstbruder

L’art is in the air

Banksy approuverait-il l’utilisation de « Love is in the air » par Loïc Gouzer et sa Fondation Particles ?  Après avoir racheté une œuvre originale reprenant ce motif, ils l’ont dématérialisée pour la mettre dans le « cloud » de la block-chain en en faisant un NFT (non fongible token) vendu en petits morceaux !

NFT Love is in the air Banksy Fondation Particles©Business Wire

En effet chacun peut acheter en crypto-monnaie une partie numérique de l’œuvre authentifiée numériquement par le système de la block chain, gageant qu’elle prenne de la valeur avec le temps. Cette peinture est la première à être ainsi vendue avec son double numérique et exposée dans une Fondation, après avoir été racheté 12,9 millions de dollars américains lors d’une vente chez Sotheby’s par Particles.

Mais l’œuvre originale « Love is in the air » de Banksy appartiendra toujours à la Fondation Particles qui ne pourra pas la céder et l’exposera au grand public. Une révolution dans la façon d’acquérir et de partager l’art, qui permettra à des milliers de personnes de se sentir propriétaires de l’œuvre tout en la partageant au plus grand nombre.

Mais de façon plus accessible, vous pouvez toujours la réaliser en réel en partageant un apéro dans un bar pendant un atelier Happy Paint !

Atelier Happy Paint Love is in the air Banksy, apéro peinture dans un bar

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